Un Comité des signataires réussi se mesure autant à l’aune des convergences scellées à la table des négociations et sous la houlette du Premier ministre de la France, qu’aux bénéfices des rapprochements qui peuvent intervenir entre les uns et les autres en marge des séquences officielles.

En marge d'un précédent Comité des signataires, une réception à l'Assemblée nationale. (Photo archives AN)

En marge d’un précédent Comité des signataires, une réception à l’Assemblée nationale. (Photo archives AN)

Comme toujours, il semblerait que les partenaires de l’Accord finissant se parlent d’avantage et mieux…hors territoire. Or, cette année, les bons offices ne manquent pas ! Le Président Emmanuel Macron et ses conseillers pour l’Outre-mer reçoivent un par un chaque signataire et chaque membre des délégations politiques. Bons élèves, le Premier ministre, Edouard Philippe et ses conseillers, en font autant à Matignon : avant et après le Comité des signataires. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer les a devancés. Manuel Valls, qui vient d’adresser une lettre aux Calédoniens où ils les invitent à « faire preuve de courage et d’inventivité » en fait autant avec les membres de la mission parlementaire d’information sur l’avenir institutionnel de la Calédonie, qu’il préside. Le président du Sénat, Gérard Larcher, fin connaisseur du territoire et ami de Pierre Frogier n’est pas en reste. François de Rugy, nouveau président de l’Assemblée nationale et infatigable marcheur du Président Macron, l’imite pour apprendre. A toutes ces lumières, prête à prodiguer leurs conseils aux Calédoniens, sans bien sûr « faire de cette affaire un enjeu de politique intérieure », s’ajoutent encore les hommes de l’ombre qui, comme Alain Christnacht, apparaissent aux radars des mortels, sitôt qu’un Comité des signataires se profile. Peut-être même, qu’avec tous ces pontes à leur chevet, les plateformistes arriveront à parler aux Républicains calédoniens ? Matignon est parfois terre de prodiges.