L’ordre du jour officiel du XVIe Comité des signataires de l’Accord de Nouméa prévoit cinq points, qui seront débattus ce jeudi :

Matignon_(perron)

  • l’organisation du scrutin de 2018 ;
  • le corps électoral concerné par cette consultation ;
  • le rôle des observateurs de l’ONU ;
  • la conjoncture du nickel et l’accompagnement des pouvoirs publics ;
  • un bilan de l’Accord de Nouméa.

Bien évidemment le point crucial des discussions consistera à définir le corps électoral du référendum de 2018. C’est-à-dire de s’entendre sur les modalités d’inscription des électeurs concernés sur les listes électorales. Automatique ou non ? Et s’il y a automaticité, « il faudrait qu’elle s’applique à tous, afin de ne pas créer de nouvelles discriminations, là où on cherche à les abolir », comme le faisait récemment observer l’historien Luc Steinmetz. Un accord entre indépendantistes et non-indépendantistes « sécuriserait la consultation », car il rendrait le scrutin « incontestable donc incontesté ». Tout en « écartant un quelconque risque de boycott, qu’il vienne d’un côté, ou de l’autre », comme l’ajoutait un autre historien, Louis-José Barbançon, dans le dernier Club politique de RRB. C’est pourquoi la famille loyaliste, cette fois sur la même longueur d’ondes, proposera la présence de magistrats dans les bureaux de votes. Ce que ne refuseraient pas les indépendantistes. Un accord serait donc « possible » dès cette semaine, affichent les délégations calédoniennes, raisonnablement optimistes.

M.Sp