L’idée avait été lancée voici quelques semaines par Les Républicains calédoniens : sans véritable écho auprès des autres loyalistes, notamment.

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Sauf qu’aujourd’hui, c’est dans les coulisses de la plateforme que l’avancée de la date du référendum au mois de juin ou juillet 2018 ferait son chemin. Philippe Michel, n’a pas écarté l’option au nom de Calédonie ensemble, lors du dernier magazine Transparence sur RRB. En fait, l’avantage serait triple.

D’abord, il montrerait que la Calédonie reprend la main sur son destin et qu’au travers d’un vote aux 3/5e, le Congrès fixe lui-même la date de la consultation, sans attendre l’obligation faite à l’Etat de la fixer au plus tard en novembre 2018.

Avancer le scrutin d’autodétermination éviterait ensuite de « polluer » l’ensemble de l’année 2018 avec les affres d’une campagne référendaire et ses possibles dérapages. Ce serait bon pour la lisibilité économique et le climat des affaires, d’autant que 2017 a été entièrement dédiée aux élections (présidentielle, législatives, sénatoriales) et que 2019 le sera aussi, pour causes de provinciales.

Enfin, et même aux yeux des indépendantistes les plus virulents, du RIN par exemple, la légitimité du Congrès de la Nouvelle-Calédonie à organiser le scrutin sera « plus incontestable » que celle de l’Etat à le faire.

Reste à connaitre l’avis du FLNKS sur l’avancée du référendum. Prudence de ce côté pour l’heure. Avant de partir pour Paris, Roch Wamytan indiquait pour sa part que « rien n’était réglé des questions préalables et notamment celle du corps électoral référendaire et des modalités d’inscription ». Alors avancer ou non le référendum ? La réponse ne sera connue qu’après le Comité des signataires.

M.Sp