Une petite perle extraite du Club politique de Radio Rythme Bleu et relevée dans l’édition de DNC…

(Photo DNC)

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Bernard Deladrière, déclarait vendredi dernier sur RRB : « Le gouvernement c’est l’exacte représentation des forces politiques au Congrès puisqu’il est élu à la représentation proportionnelle, mais ce gouvernement a été conçu depuis le début pour ne pas fonctionner selon la règle de la majorité mais pour fonctionner selon la règle du consensus et c’est là qu’il faut revenir. L’esprit, et je peux en témoigner en tant que négociateur et signataire de l’Accord de Nouméa, ayant participé à toutes les institutions depuis 30 ans, l’esprit c’est bien un gouvernement collégial – tous les gouvernements du monde sont collégiaux par définition – c’est consensuel ! »

Le membre du gouvernement ajoute : « Je crois qu’il faut vraiment revenir à la conception de ce qu’est le président du gouvernement, je l’ai répété des dizaines de fois, ça n’est pas un Premier ministre, ce n’est pas un chef de gouvernement, c’est le président du gouvernement, il préside les réunions du gouvernement et c’est un chef d’équipe ; il doit passer le ballon comme dans un match de football, il doit faire des passes et il doit rechercher en permanence le consensus. C’est ça l’esprit de l’Accord de Nouméa. »

Exact en tous points, Monsieur Deladrière. Mais le portrait-robot que le signataire nous brosse d’un président du gouvernement n’est-il pas à l’exact opposé de celui de Philippe Germain et de ses méthodes d’exercice du pouvoir ? Des méthodes, souvent qualifiées de « germaniques », par l’historien Louis-José Barbançon, dans ce même Club politique. En effet, Philippe Germain agit seul, nomme tout seul, refuse tout dialogue avec d’autres composantes de la majorité loyaliste. Et, fait adhérer la Calédonie à l’Unesco dans le dos de tout le monde.

A se demander si finalement Bernard Deladrière n’enfoncerait pas un coin dans la plateforme pour briguer à l’évidence la présidence…du gouvernement.